La mémoire fonctionne toujours :à ceux qui ont retourné leur veste, et au président trompé
Certains pensent que la mémoire est courte, et que retourner sa veste ne laisse aucune trace. Je suis là pour rappeler.
Certains pensent que la mémoire est courte, et que retourner sa veste ne laisse aucune trace. Je suis là pour rappeler.
Il ne s’agit pas ici d’une divergence d’opinion politique, ce droit étant garanti et incontestable, mais d’une double posture flagrante qui ne souffre aucune justification : Des personnes qui ont profité pendant des années de l’espace de la société civile et des ateliers, coordonné avec les bailleurs de fonds, et même sollicité une couverture médiatique pour des événements liés à des programmes internationaux , se retrouvent aujourd’hui à inciter contre les activistes, réclamer l’emprisonnement, justifier la violence, et même appeler à la maltraitance de catégories vulnérables de la population.
Je sais très bien ce que je dis, et je me souviens parfaitement de qui recherchait caméras et micros pour couvrir ses activités, ses ateliers, ses projets et même ses concours pour journalistes , et de qui se présentait comme partenaire dans ces espaces civils pour promouvoir ces contenus. Alors quand me parviennent aujourd’hui des publications de haine et de mensonges, chargées de discours accusateur et incitatif, je comprends que le problème n’est ni dans le financement ni dans la société civile, mais dans le changement de position et d’intérêts.
L’intérêt aujourd’hui est de diffuser un discours incitant à la violence et à la haine contre les activistes et les migrants au nom du soutien à Kaïs Saïed, alors qu’il y a peu, l’argent était “licite”, les ateliers “précieux”, les cadeaux “utiles”, les objectifs des caméras “intègres” et les journalistes “professionnels”, tout cela au nom de “l’action civile utile et de l’exercice des libertés et du développement” .
Défendre l’État ne consiste pas à inciter à la violence, ni à réclamer l’emprisonnement de toute voix divergente, ni à transformer activistes et journalistes en cibles de haine, de diffamation et de lynchage numérique. Un État fort, qui prétend avoir des institutions et des appareils solides, se construit dans le respect de la loi et des droits, non par un discours de vengeance et de règlement de comptes qui transforme le pays en terrain d’affrontement.
Et la mémoire, heureusement, fonctionne toujours… elle ne sera effacée ni par les campagnes de diffamation, ni par les cris les plus forts, ni par une prétendue lutte aujourd’hui aux côtés du pouvoir dans son projet obscurantiste, ni par la délation gratuite et sale derrière les téléphones et les ordinateurs assistés par l’intelligence artificielle dans l’espoir d’obtenir un poste, de la part de ceux dont la carrière professionnelle et morale s’est effondrée, et qui ont d’ailleurs joué le même rôle corrompu auprès de certains de ceux qui gouvernaient avant le 25 juillet 2021.
Et au président Kaïs Saïed en particulier : ceux qui parlent en votre nom sur ce dossier précis (financements de la société civile et migration) vous ont trompé.
Si vous interrogiez les « autorités compétentes », notamment sécuritaires en qui vous avez confiance, elles vous fourniraient les rapports avec noms, lieux, dates et activités, y compris leur présence à des événements européens voire américains et iraniens, des éléments qui n’apparaissent presque jamais dans les publications incitatives, ce qui soulève plusieurs questions.
Si vous les interrogiez sérieusement, ces autorités compétentes, si elles voulaient réellement vous éclairer, vous diraient que certains d’entre eux étaient des flatteurs assidus sur les pages de ceux qui gouvernaient avant vous, hahaha, et des délateurs envers leurs propres collègues, dans les institutions, au travail et à l’université.
Quant à la frange la plus dangereuse, ce sont ceux qui n’ont rien à perdre : ni métier, ni réputation, ni carrière à préserver, devenus de simples outils d’incitation sans aucun frein, ayant vécu des années d’inactivité réelle sans rien produire d’autre que des pages d’insultes — au service de quelqu’un d’autre hier, et à votre service aujourd’hui.
Et ils n’osent même pas affronter ceux qui les connaissent vraiment dans leur propre ville, à cause de leurs actes honteux.
Voilà exactement votre “équipe virtuelle” pour semer la discorde : tous ses membres sont “atteints” d’une perte totale d’intégrité, de principes et de crédibilité.
Autrement dit, vous agissez aujourd’hui avec les mêmes délateurs dont nous combattions le comportement vil et rampant sur différentes plateformes avant votre arrivée et si cela révèle quelque chose, c’est bien votre échec cuisant.
Utiliser des outils corrompus, Monsieur le Président, ne guérit pas les malades, cela les tue et vous êtes un berger responsable de son troupeau : ne les laissez pas vous compromettre davantage devant Dieu, les hommes et l’Histoire
La mémoire existe, les documents existent, les noms existent, et les vrais rapports sécuritaires non les rapports fabriqués sur ces personnes, avant et surtout après le 25 juillet (avant que vous ne lanciez vous-même cette campagne), existent . Le problème, c’est que votre entourage préfère vous tenir éloigné d’elle… c’est-à-dire de la #Vérité.
Et si vous savez qu’ils mentent, alors cela… c’est vraiment la plus grande des catastrophes




